Nice Matin du 19 juillet - Article Setenta

Quand de jeunes musiciens de la génération funk branchée parisienne rencontrent l'héritage musical portoricain, nourri d’influences africaines, caribéennes et latines, cela donne un combo de jazz au son unique, où s’entremêlent sonorités 70’s, arrangements soul funk, harmonies originales et percussions « rootsy ». Autrement dit Setenta. « On voulait faire quelque chose qui soit au confluent de nos influences. L'idée était d'associer les gens qui avaient le plus de culture funk parmi ceux qui jouaient la salsa, de mélanger les enfants de la funk, du hip-hop et de la salsa. On avait travaillé les bases de cette musique-là de manière scolaire, appliquée. L'idée était de savoir ce qu'on allait en faire, nous ».

Et ils en ont fait quelque chose de très personnel, loin de la salsa académique, associant une section rythmique typiquement latine à une section funk/jazz/soul. En apprenant à se connaître, en s'affranchissant de ce qu'ils avaient appris et expérimenté dans leurs classes latines pour faire quelque chose de plus spontané, en s’affranchissant des claviers, en ajoutant leurs influences soul, ils ont pu explorer l’immense champ des possibles. A Juan, avant le concert, les sept membres de Setenta se regrouperont en cercle, se tenant par les épaules, se concentrant comme pour une prière, lanceront leur cri de guerre et se rueront sur la scène de la pinède.